Le chauffage electrique est-il bon marche?

Propriétaires et locataires se posent toujours cette question : l’électricité est-elle le mode de chauffage le plus intéressant ? Revenons sur l’état des lieux du marché de l’électricité, ses nouvelles normes, et ses innovations.

 

Etat des lieux du marche de l electricite en France

Autrefois soutenue par le déploiement du parc nucléaire, la croissance économique et le foisonnement d’équipements, la consommation électrique est aujourd’hui en berne. Stabilisée depuis 2011, la clémence des conditions météorologiques a même entraîné sa baisse de 6 %, en 2014.

Pour le chauffage, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie annonce qu’en 2012, l’énergie la plus utilisée dans le secteur résidentiel était le gaz à 44 %, devant l’électricité (33,5 %) et le fioul (14 %). Pour l’eau chaude sanitaire (ECS), c’est l’électricité qui domine (46,5 %), devant le gaz (38 %) et le fioul (9 %). Notons qu’en ECS, l’électricité est plus présente en maison individuelle (52 %) qu’en immeuble collectif (39 %). L’Agence précise que l’équipement en chauffage électrique concernait plus de 9,3 millions de ménages, dont 5,5 millions en logement individuel.

Chauffage-electrique-en-France

 

Le chauffage electrique et les nouvelles reglementations

Le marché du chauffage électrique est forcé d’évoluer face à la volonté politique de réduire les déperditions énergétiques et les rejets de gaz à effet de serre. Le chauffage électrique est contraint par la réglementation thermique 2012, entrée en vigueur depuis deux ans. Pourquoi ? Parce que dans son mode de calcul, la RT 2012, appliquée aux constructions neuves, affecte un coefficient de conversion de 2,58 à l’électricité contre un coefficient de 1 pour le fioul et le gaz. L’objectif est surtout d’encourager les énergies renouvelables.

Au niveau de l’Union européenne, le marché de l’électricité est encadré par la Directive relative aux appareils de chauffage. Active en 2015, Ecodesign concerne l’étiquetage des équipements de chauffage et de production d’ECS. Ce marquage doit permettre aux particuliers, à l'instar des appareils électroménagers, d’évaluer le niveau de performance de leur système de chauffage. Certaines associations "pro-électricité" défendent le fait que cette nouvelle application revient à interdire le chauffage électrique en Europe, car elle indiquerait que son usage régulier possède une mauvaise efficacité énergétique.

 

Le chauffage electrique : pour quel type de logements ?

Outre les nouvelles réglementations, d’autres paramètres ont un impact sur l’attractivité du chauffage électrique : variation du cours du pétrole, variation monétaire... Alors, pour se chauffer, faut-il opter pour l’électricité ? En réalité, tout dépend de la superficie de votre logement. L’un des avantages du chauffage électrique est son faible coût d’investissement au départ (uniquement l’achat du radiateur), même si cette donnée est désormais contrebalancée par les solutions gaz naturel de ville ou bois. Le chauffage électrique ne réclame que peu de travaux d’installation (pas de tuyaux), ainsi qu’un entretien moindre par rapport aux autres modes de chauffage.

Au final, l’électricité s’impose pour des logements de faible superficie et bien isolés, d’autant que ses performances en termes de confort sont mieux optimisées sur de petits espaces. Les faibles consommateurs sont également avantagés grâce à l’abonnement et au prix du kWh. A l’inverse, les grandes superficies ou les logements faiblement isolés ont plutôt intérêt à opter pour le chauffage au gaz.

 

Appareillage et innovation

Oubliez le convecteur électrique dont la circulation d’air est loin d’être confortable ! Si le panneau électrique corrige certaines lacunes, notamment par une diffusion plus homogène de la chaleur et de la température, il est également loin d’être le choix le plus judicieux en matière d’économie d’énergie. Optez plutôt pour un radiateur électrique dernière génération. Si l’investissement initial est plus onéreux, le radiateur à inertie s’avère fiable, n’asséchant plus l’air et conservant la chaleur, même lorsque l’appareil s’éteint.

Pour viser un confort de grande qualité, sélectionnez un radiateur à chaleur douce. Il fonctionne avec une double émission de chaleur qui se diffuse longtemps après l’arrêt de l’appareil. D’autres possibilités existent comme les accumulateurs qui se « chargent » en chaleur la nuit, lors des heures creuses, puis la restituent la journée. Très économes, ils requièrent néanmoins des travaux d’installation. Enfin, les radiateurs à eau, aux formes et aux finitions variées, garantissent un réel confort, une certaine solidité, tout en réservant de potentielles adaptations aux énergies nouvelles.

Outre un effort sur le design, le chauffage électrique bénéficie d’innovations en matière de domotique. Dotés de systèmes de régulation et de pilotage, les radiateurs enregistrent désormais les habitudes des résidents. Ils adaptent même la consommation, en détectant des imprévus tels qu’une fenêtre mal fermée. La domotique permet leur commande à distance à l’aide de boîtiers ou d’applications accessibles via les connexions mobiles. L’intégration de ces outils innovants permet de réduire jusque 45 % votre facture, contrecarrant une hausse de 50 % prévue du tarif de l’électricité pour 2020.

 

Conclusion
N’hésitez pas à lister l’ensemble des paramètres, afin de dénicher la meilleure solution de chauffage qu'elle soit électrique ou non, notamment en fonction de votre budget et de la superficie de votre habitation !

 

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